SPMLR

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Vendredi 15 février 2013, LE SPMLR EST REçU A PARIS PAR LE MINISTRE EN CHARGE DES PÊCHES, M. CUVILLIER ET PAR LA MINISTRE DE L'ECOLOGIE, Mme BATHO.

Au sein d'une délégation de 4 personnes portée par le Comité Régional des Pêches Maritimes LR, le président du SPMLR a été reçu ce jour par les 2 ministres compétents afin d'évoquer les dossiers urgents de l'anguille et du thon rouge. Une note d'information sera diffusée sur les résultats de cette entrevue


A ce titre...


Notre Ministre CUVILLIER évoque le petit métier en Méditerranée lors d'une audition à l'Assemblée Nationale...jugez vous même ce moment d'anthologie !!



Il semble bien qu'en dehors des "thoniers", ce soit le vide sidéral pour nos décideurs parisiens qui ne savent pas vraiment qu'il existe "d'autres" pêcheurs et notamment des petits métiers < 12m qui représentent pourtant 85% de la flotille...si peu !!

Un telle ignorance doit être mise en lumière et comblée auprès des plus "hautes sphères", mais aussi et surtout elle doit nous rappeller à quel point nous sommes peu ou pas organisés pour défendre nos intérêts et porter nos projets. Espérons que cette caricature édifiante du petit métier nous fera prendre conscience de l'urgence de la situation et de l'impérieuse nécessité de nous unir...



 

 

Lettre du Président

 Port la Nouvelle, le 16 janvier 2013

 

              Chers adhérents petits métiers,

 

L’année 2012 a été marquée par la mobilisation des membres du Bureau principalement sur le dossier thon rouge. Les raisons de ce choix remontent à la précédente Assemblée Générale et se résument autour de 2 points principaux :

- La fin du pay-back en 2012 : remboursement des dépassements de quotas imputés au thoniers-senneurs et dont les conséquences ont été « payées » par l’ensemble des segments de la filière, notamment le petit métier

- L’engagement de l’administration (réunion DPMA novembre 2011) à corriger les déséquilibres dans la répartition du quota français (96% pour l’industrie) à partir de 2013

 La mobilisation et le travail réalisés par les membres du syndicat en 2012 (thon rouge et autre dossiers) sera présenté en détail lors de l’AG du 26 janvier : réunions à Paris (CNPMEM, DPMA), à Sète (CRPMEM, Aff. Mar), manifestations (Paris et région), réunions du Bureau, réunions diverses, groupement de navire, actions et soutiens médiatiques, etc.

 A ce jour, la situation du thon rouge est la suivante :

- Un quota petit métier en augmentation de 135% en 2013 (230 tonnes pour la Méditerranée) contre 15% initialement prévu (de 98 tonnes en 2012 à 115 tonnes en 2013)

- Les perspectives de permis de pêche (AEP) restent quasi-identiques (une 10aine de permis supplémentaires pour toute la Méditerranée)

- L'obligation d’avoir un navire en 3ème catégorie  pour les nouveaux entrants. Critère imposé aux petits métiers par les thoniers-senneurs et les OP (Sathoan et Sud) majoritaires dans les commissions régionales et nationales.

 Ainsi :

1) 135% de quota en plus va bénéficier uniquement à ceux qui ont déjà des permis (AEP) puisqu’il n’y a pas d’augmentation significative du nombre de permis ;

2) la 3ème catégorie exclue 95% des petits métiers de l’accès au permis « petit métier »… inacceptable et surtout discriminatoire car de ceux qui ont déjà des permis (y compris en 4ème cat.) n’ont jamais été soumis à aucun critère par le passé. Enfin, cela réserve encore une fois l'accès au "moyens"  petits métiers (navires de 15 à 18m) et qui appartiennent pour la plupart (et comme par hasard...) aux armements industriels sétois qui se reportent de plus en plus sur la pêche côtière dans le Golfe du Lion, au même titre que leurs palangriers hauturiers déjà actifs dans cette zone ;

3) le plafond de permis annoncé par l’administration est de 87, alors que l’Union Européenne nous indique 132 permis. Selon la Direction des pêches, il s’agit d’une erreur de frappe !!! ;

4) plus de 30 permis délivrés en Méditerranée sont inutilisés (rente, spéculation), mais l’administration refuse (sans motifs de fond) de réattribuer ces AEP à de nouveaux entrants qui veulent vraiment pêcher et qui en ont besoin ;

5) le plafond de permis (87 ou 132…) peut légalement faire l’objet d’un réajustement à la hausse si la France en justifie la nécessité (augmentation du quota petit métier). Demande adressée par le Syndicat à la DPMA et au ministère pour obtenir une 30aine de d’AEP supplémentaires en 2013. Le Ministère a accepté de porter le dossier, réponse attendue courant février.

Notre groupement de navires de pêche créé en mai 2012 est toujours dans l’attente de l’attribution d’un quota et de permis de pêche pour ses membres. Si rien n’aboutit dans les prochaine semaines, le Bureau du Syndicat va soumettre à l’AG la décision d’aller pêcher quand même en 2013, sans droits, ni quotas. Les modalités de mise en œuvre de cette décision seront présentées lors de l’AG.

Le même problème se profile en 2013 sur l’anguille. Tous les efforts engagés en 2011 et 2012 semblent vains étant donné qu’on prévoit de nous fermer la pêche 1 mois supplémentaire dès cette année (1er-15 juillet & 1er-15 septembre). Ni la diminution très forte du nombre de licences, ni le plan de sortie de flotte (en cours), ni les relâchés d’argentés ne sont pris en considération par les gestionnaires et les décideurs. On continue à taper sur le pêcheur, par commodité et pour ne pas s’attaquer aux autres problèmes qui touchent l’anguille et que nous avions déjà soulevés les années précédentes. Ces constats s’accompagnaient de propositions concrètes afin de mieux répartir les efforts de gestion/protection de cette espèce entre tous les acteurs, pas uniquement les pêcheurs. Il convient au plus vite de relancer ces propositions afin qu’elles aboutissent dès cette année.

Comme pour le thon rouge et si nos craintes se confirment, le Bureau du Syndicat va soumettre à l’AG la décision d’aller pêcher quand même en 2013, malgré les fermetures. En outre, nous savons tous que ces interdictions ont engendré des pertes nettes insupportables pour nos entreprises car aucune forme d’indemnisation ou de compensation n’a jamais été mise en place.

D’autres sujets doivent être traités lors de l’AG, dont notamment :

- Reconversion des chaluts (ou diversification des thoniers-senneurs) à la senne danoise : c'est remplacer une technique destructrice par une technique tout aussi destructrice (voire plus) mais moins gourmande en carburant...de quoi racler jusqu'à l'os un milieu fragile et déjà très dégradé par 40 ans de chalutage intensif.

- Il faut dénoncer ces choix politiques et professionnels (France Filière Pêche) qui proposent de financer ces reconversions (voir le dernier Marin) à grands coups de millions d’euros, alors que FFP refuse des aides aux petits métiers pour le remplacement des trémails sous prétexte que ce n’est pas durable !!

- Problèmes de qualité des eaux, du chalutage illégal, des aires marines protégées (parcs naturels marins...), des contraintes réglementaires (installation, exploitation, etc.) de l'accessibilité portuaire, etc.…

Tous ces points et bien d’autres seront mis à l'ordre du jour et débattus lors de la prochaine AG du Syndicat qui aura lieu le samedi 26 janvier à 16h30 à Valras-Plage (Palais de la Mer). Les petits métiers du Languedoc-Roussillon y sont attendus nombreux car l'avenir de notre segment dépend de notre mobilisation et de notre unité. Seuls les petits métiers ont l'avantage du nombre (85% des navires et 70% des pêcheurs) et le garderons. Nous devons prendre conscience de notre force pour nous organiser en conséquence et à long terme. A ce titre, le Bureau du SPMLR souhaite intégrer de nouveaux pêcheurs actifs qui souhaitent s'investir sur les dossiers du petit métier...nous sommes ouverts à tous car nous avons besoins de tous et l'AG sera l'occasion d'améliorer notre organisation et notre fonctionnement internes.

Si nous restons trop divisés, trop isolés dans nos ports, nous risquons d’être balayés, d’avoir les plus grandes difficultés à nous défendre et à construire des projets porteurs pour notre filière. Au-delà des prud’homies qui sont constitutives de notre histoire et de notre identité, nous avons toujours travaillé avec les organisations professionnelles représentatives que nous avons-nous même élues à une écrasante majorité lors du dernier scrutin. Nous souhaitons maintenir et renforcer ce partenariat, sans aucune arrière-pensée de pouvoir, d’égos ou de communication.

 En vous souhaitant tous mes vœux pour cette année qui s’annonce décisive, je compte sur votre présence et votre détermination le 26 janvier prochain à Valras,

                                            Amicalement,

 

Frédérick RESTE - Président SPMLR


 

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